Dans son sermon du vendredi
L’Imam Moutawakil Boukari Malik appelle à la droiture et à la responsabilité du croyant
À la Mosquée centrale Médine II d’Agori Plateau à Abomey-Calavi, le président de l’Union des imams de l’Atlantique, Son Éminence El Hadj Moutawakil Boukari Malik, a livré, lors de la prière de Djouman de ce vendredi 30 janvier 2026, un sermon profond et interpellateur sur le sens véritable de l’adoration. À travers le thème « L’adoration est pour le bien du serviteur », le guide spirituel a rappelé que toutes les prescriptions divines visent le bonheur de l’homme ici-bas et dans l’au-delà, invitant les fidèles à la droiture, à la crainte d’Allah et à la sincérité dans la pratique religieuse.
Abomey-Calavi, Mosquée centrale Médine II. C’est devant une assistance attentive que Son Éminence El Hadj Moutawakil Boukari Malik, président de l’Union des imams de l’Atlantique et guide spirituel, a animé le sermon de la grande prière du vendredi 30 janvier 2026. Un message fort, centré sur la place de l’adoration dans la vie du croyant et sur ses retombées positives tant sur le plan spirituel que social. Dans son exhortation, l’imam a d’abord rappelé que tout être humain est, par nature, un adorateur. « Il est impossible de trouver un homme sur terre qui n’adore rien », a-t-il souligné, invitant chacun à s’interroger : adore-t-on le Créateur ou les créatures ? Pour le prédicateur, choisir Allah comme unique objet d’adoration est la seule voie raisonnable et salvatrice, car Lui seul promet un bonheur durable ici-bas et une félicité éternelle dans l’au-delà. S’appuyant sur plusieurs versets coraniques, El Hadj Moutawakil Boukari Malik a insisté sur le fait que toutes les prescriptions divines sont établies dans l’intérêt du serviteur. Selon lui, aucune législation humaine ne peut égaler celle d’Allah, le Parfait Connaisseur du visible et de l’invisible. « Tout ce qu’Allah ordonne est pour le bien-être de l’homme, même lorsque cela ne nous paraît pas évident », a-t-il rappelé.
Un appel à la droiture et à la responsabilité
Abordant la question des difficultés de la vie, le guide spirituel a expliqué que les épreuves endurées par le croyant ne sont jamais vaines. Elles constituent, selon ses mots, un moyen d’effacement des péchés, d’élévation en degrés et de rapprochement d’Allah. À l’inverse, les facilités et les biens matériels peuvent parfois conduire à l’oubli du Créateur et à la transgression.
Pour Son Éminence, le véritable critère de réussite ne se limite pas aux gains mondains. Il réside plutôt dans la capacité à rattacher chaque action à l’au-delà, à rester ferme dans la foi et à accepter avec sérénité le décret divin. « Rien ne nous atteint en dehors de ce qu’Allah a prescrit pour nous », a-t-il rappelé, invitant les fidèles à placer leur confiance totale en Dieu. Dans la dernière partie de son sermon, l’imam Moutawakil Boukari Malik a exhorté les musulmans à préserver l’authenticité de la religion, à se garder de toute altération des enseignements islamiques et à suivre avec sincérité l’exemple du Prophète Muhammad (SAW). Il a également mis en garde contre les dérives liées à l’adoration du matériel, de l’argent ou du prestige social. Selon lui, la rectitude dans ce bas monde conditionne le salut dans l’au-delà. Il a ainsi invité chacun à faire preuve de véracité dans ses actes et ses paroles, rappelant au passage que « la réputation est sacrée, tout comme la vie ». La rencontre s’est achevée par de ferventes invocations pour la paix, le pardon des péchés, le soulagement des difficultés et la réussite des fidèles ici-bas comme dans l’au-delà. À travers ce sermon empreint de sagesse, Son Éminence El Hadj Moutawakil Boukari Malik a, une fois encore, rappelé que l’adoration ne profite pas à Allah, mais bien au serviteur lui-même — une invitation pressante à recentrer sa vie sur l’essentiel. Comme de tradition dans la mosquée et chez l’imam Moutawakil Boukari, l’occasion de cette prière a été saisie pour prier pour le Bénin, le peuple béninois et pour tous les dirigeants à divers niveaux.
Victorin Fassinou

