Missérété : l’heure de choisir un gestionnaire, pas un “mieux coté”

Missérété : l’heure de choisir un gestionnaire, pas un “mieux coté”
À l’heure des arbitrages internes dans les partis politiques, la désignation des maires ne peut se limiter à des considérations de positionnement ou de notoriété. Pour les communes en quête de progrès, la priorité doit aller à une personnalité capable de gérer efficacement et d’impulser une véritable dynamique de développement.
À l’approche de l’installation des nouveaux conseils communaux, les tractations s’intensifient au sein des directions de partis pour désigner les futurs maires. Si les équilibres politiques et les rapports de force internes pèsent naturellement dans les discussions, de nombreuses voix appellent à replacer la compétence et la capacité de gestion au cœur du choix.
Dans un contexte où les communes font face à des défis croissants — infrastructures insuffisantes, pression foncière, besoins sociaux grandissants, mobilisation des ressources financières — la fonction de maire exige bien plus qu’un profil « mieux coté » ou perçu comme influent. Elle requiert une vision stratégique, une maîtrise des mécanismes administratifs et financiers, ainsi qu’une aptitude à fédérer les énergies autour d’un projet de développement cohérent.
La gestion communale est devenue une mission complexe. Elle suppose une bonne connaissance des textes de la décentralisation, une capacité à dialoguer avec les partenaires techniques et financiers, et un leadership apte à instaurer la transparence et la confiance. Dans ces conditions, privilégier uniquement la popularité interne ou le positionnement politique pourrait fragiliser la gouvernance locale.
Pour de nombreux observateurs, les directions de partis gagneraient à adopter une approche fondée sur des critères objectifs : expérience en gestion, résultats antérieurs, intégrité, capacité à mobiliser des ressources et à travailler en équipe. Le développement local ne saurait être tributaire de calculs circonstanciels ; il exige un engagement constant, une rigueur administrative et une vision à long terme.
Au-delà des enjeux partisans, c’est l’intérêt des populations qui doit primer. Les citoyens attendent des résultats concrets : amélioration des infrastructures, assainissement du cadre de vie, modernisation des services communaux et attractivité économique accrue. Ces attentes ne pourront être satisfaites que par un leadership efficace, capable d’impulser une dynamique nouvelle et durable.
Ainsi, au moment du choix décisif, les directions de partis sont face à une responsabilité majeure : privilégier la compétence et la capacité d’action plutôt que le simple profil présenté comme « mieux coté ». Car c’est de la qualité du leadership local que dépendra, en grande partie, l’avenir et le développement harmonieux des communes.

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