Forum Notre Futur-Dialogue Afrique-Europe 2024: Permettre aux langues locales de coexister avec la langue française (Des bases pour la création d’un institut des langues jetées)

Dans le cadre des travaux du Forum Notre Futur-Dialogue Afrique-Europe, un atelier sur le thème :  » Comment construire une relation qui permette aux langues locales de coexister concrètement avec la langue française ? Vers la création d’un institut pour les langues ?  » s’est déroulé le jeudi 06 juin 2024. Dans la salle Laguna du Palais des Congrès, la rencontre a permis de recueillir des propositions pour la création d’un institut des langues.

« Le français, pourquoi faire ? », c’est le sujet abordé dans le panel d’échanges qui a lancé les travaux. Il était animé par Myriam Suchet, Maitre conférences, Responsable du Centre d’études québécoises et du Professeur Françoise Félicité Kossouho Enseignante chercheure au Département des sciences du langage et de la communication (DSLC) à l’Université d’Abomey-Calavi. L’objectif, c’était de voir comment le français peut coexister avec les langues africaines. Il s’agit de permettre au français d’être là mais tout en contribuant au développement des langues nationales. Les réflexions sont allées dans tous les sens à bâton rompu. La participation était des participants présents était active. De leurs discussions, il ressort que les langues nationales ne peuvent pas exister vase clos. Le fait qu’il ait plusieurs langues constitue une source de richesse parce que cela permet d’enrichir toute toutes les langues et il devrait avoir un brassage entre le français et les langues nationales. Pour les participants, il n’est pas question de chercher à bouter le français au dehors. Il n’est pas question non plus de penser que le français est au-dessus des langues nationales et que les langues nationales doivent être sous-estimées. Les langues africaines doivent l’espoir qu’elles vont exister aux côtés du français.
Après ce panel, les participants se sont repartis en quatre groupes afin de réfléchir et faire des propositions concrètes sur le projet de création d’un institut des langues. Le premier groupe s’est appesanti sur les activités et les objectifs de l’Institut. Le groupe 2, quant à lui, a travaillé sur la gouvernance de l’Institut. Le groupe 3 a réfléchi sur la légitimité et le financement de l’institut. Et, enfin, le groupe 4 a fait des propositions sur « au cas où on n’aurait pas forcément d’institut, ce qu’il faut faire ». L’atelier qui a comblé les attentes des participants était modéré par Yeleen médiatrice culturelle et Michael Tobome, professeur de fongbé, acteur linguiste et slameur.

Victorin FASSINOU

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *