Le terrain de sport situé en face du CEG Zoca, à Abomey-Calavi, a accueilli le dimanche 1er février 2026 la 10ᵉ édition du Festival Bolou. Rendez-vous culturel désormais incontournable de la communauté Idàáshà, l’événement a rassemblé une foule nombreuse autour de la tradition, de la gastronomie et de la musique ancestrale, dans une ambiance de réjouissance totale.

Placée sous le parrainage du Dr Vincent Ategui et du Dr Arsène Yaovi, cette édition anniversaire s’est distinguée par une kyrielle d’innovations. Parmi les temps forts, la présentation du tout premier livre consacré au Bolou, la mise en circulation de tissus à l’effigie du festival, ainsi que la distinction honorifique des anciens parrains ayant accompagné l’initiative depuis ses débuts. Un hommage à titre posthume a également été rendu à plusieurs personnalités disparues en 2025 pour leur soutien au comité d’organisation, notamment Dr Ebenezer Sedegan, Dieudonné Idjiwa Akpo et Eurydice Ohossa.

Entre traditions, innovations et transmission culturelle
La journée a démarré dès 11 heures avec l’accueil des participants, suivie à midi de l’ouverture du marché des mets identitaires Idàáshà et de la bière locale shakparo. À 15h30, une communication a retracé l’histoire et la portée du Festival Bolou, avant une séquence solennelle marquée par une minute de silence, la distinction des anciens parrains et la présentation officielle de l’ouvrage sur le Bolou. La soirée s’est poursuivie jusqu’à 20 heures autour de la danse collective, moment phare où chants et pas de danse ont réuni enfants, jeunes et anciens dans une communion culturelle remarquable.
Créé en 2017, le Festival Bolou vise à rapprocher les fils et filles Idàáshà de leurs racines, en particulier ceux vivant dans le sud du pays, loin des terres traditionnelles de Dassa et Glazoué. Au-delà de la fête, l’initiative promeut la langue Idàáshà, l’art culinaire local et la bière traditionnelle shakparo, tout en favorisant le brassage intergénérationnel et la transmission du patrimoine immatériel. Pour le promoteur du festival, Loth Okry Akpo, « le Festival Bolou est bien plus qu’une fête, c’est une plateforme de transmission culturelle. Chaque édition nous permet de rapprocher nos communautés et de célébrer notre identité ». Malgré les défis financiers et logistiques, il salue le soutien des bonnes volontés et remercie particulièrement les parrains de cette édition anniversaire. Au terme de cette 10ᵉ édition, le comité d’organisation, par la voix de son président, a exprimé sa profonde reconnaissance à l’endroit de tous les contributeurs. Il remercie les filles et fils Idàáshà, les sympathisants et amis, ainsi que les entreprises et institutions partenaires pour leurs généreux apports ayant permis la tenue du festival dans des conditions optimales. « Le succès enregistré témoigne de votre engagement pour la promotion et la valorisation de notre riche culture, patrimoine unique qui nous identifie », a souligné le comité, appelant à rester mobilisés et unis pour les éditions à venir, promises à de nouvelles surprises.
Dans le même élan, les organisateurs ont invité le public à se procurer l’ouvrage Du rythme Obi au Festival Bolou, pour la perpétuité identitaire Idàáshà, présenté comme un outil essentiel de transmission culturelle destiné à permettre à la nouvelle génération de se bercer dans les valeurs et traditions Idàáshà. Effectivement tenu le dimanche 1er février 2026, le festival a tenu toutes ses promesses. Les mets de la culture Idàáshà, aux côtés des boissons locales et modernes, ont été largement consommés sur place. Entre danses, chants et moments de partage, la satisfaction était perceptible de tous côtés. Une réussite populaire qui confirme le Festival Bolou comme un rendez-vous culturel majeur, solidement ancré dans les habitudes des communautés.
Victorin Fassinou


